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Année 2009
Du 12 septembre au 12 décembre 2009
Luc Andrié, Yto Barrada, Ben, Erik Dietman, Diller & Scofidio, Marcel Duchamp, Simonetta Fadda, Raymond Hains, G. Jégado/ E. Le Pogam/ E. Mahéo/X. Noiret-Thomé/E. Ropers, Zoé Léonard, Eva Marisaldi, Henri Michaux, Laurina Paperina, Sylvie Réno, Hubert Robert, Christian Robert-Tissot (avec Hubert Besacier), Sineb Sedira, Jean-Pierre Temmerman
Vernissage vendredi 11 septembre 2009 à 18 h 30
Sous le titre Collections d'automne, les Fonds régionaux d'art contemporain membres de l'association Platform proposent de septembre à décembre 2009 un vaste panorama de leurs activités.
Animée par le désir de montrer au grand public la diversité de leur programmation, la richesse des collections constituées depuis plus de vingt-cinq ans et l'ampleur des réseaux de diffusion tissés sur le territoire, la manifestation Collections d'automne invite à découvrir l'actualité de l'art et son infini potentiel de renouvellement à partir des projets des Frac.
Les Frac Languedoc-Roussillon, Poitou-Charentes, Provence-Alpes-Côte-d'Azur, l'Institut d'Art Contemporain de Villeurbanne, le Musée des Beaux-Arts de Valence, Angle Art Contemporain à Saint-Paul-Trois-Châteaux et la Maison de la Culture d'Amiens ont choisi de s'associer pour explorer le thème du voyage sentimental, en référence à l'ouvrage ultime de Laurence Sterne, Voyage sentimental à travers la France et l'Italie.
Ce projet donne lieu à six expositions, six étapes :
- Amiens (Maison de la Culture)
- Montpellier (Frac LR)
- Marseille (Frac PACA)
- Saint-Paul-Trois-Châteaux (Angle Art Contemporain)
- Valence (Musée de Valence hors les murs, Bourse du Travail)
- Site de Linazay (Frac Poitou-Charentes)
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Du 11 juillet au 29 août 2009
Vernissage vendredi 10 juillet 2009 à 18 h
La notion de « film d'animation » permet-elle de rendre compte des vidéos de Patrick Nardin ? Ses films, la plupart du temps projetés sur écran, laissent parfaitement voir la succession des images qui produisent, par leur scansion, l'illusion du mouvement. Mais cette illusion n'est pas parfaite : en deçà de 24 images par seconde, l'œil perçoit des saccades dans le déroulement de la scène, dues aux passages trop brusques entre deux images permettant de décrire la position d'un objet dans l'espace (par exemple, chez Nardin, un ou plusieurs véhicules de course). Tel est bien le charme particulier du film d'animation : faire voir les vides qui nécessairement trouent la reconstitution technique du mouvement. Alors que le cinéma nous restitue la plénitude d'une continuité sans heurt, le film d'animation met en doute ce balayage sans rupture que serait la vision elle-même, dès lors que nous parcourons le monde, les yeux bien ouverts. Car au fond, comment voyons-nous ? C'est-à-dire, comment sélectionnons-nous ce que nous voyons ?
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Du samedi 6 juin au samedi 4 juillet 2009
L'usage du dessin que propose Belkacem Boudjellouli est très éloigné de l'art de l'esquisse et de la suggestion que la modernité a largement répandu comme modèle universel de la liberté de l'artiste, ou comme expression de sa maîtrise, de son impertinent talent. Figuratives, réalisées au fusain sur de grandes toiles blanches, ses œuvres ne font pas référence à un quelconque «art du trait», ni dans la tradition désormais anachronique du dessin préparatoire, ni dans la proximité si fréquente aujourd'hui avec la caricature, le dessin de presse ou la bande dessinée. Non que l'artiste n'ait été tenté, au début de son parcours (c'était il y a une quinzaine d'années) par l'une de ces voies, où un éventuel militantisme aurait pu trouver les moyens d'une innocente et poétique ironie : mais il semble justement que ce soit cette tentation de l' «innocence» qui ait été ce à quoi l'artiste a eu le plus de mérite de résister, estimant que persévérer dans l'art exigeait de sa part une autre sorte d’engagement et de sérieux.
http://artistesLR.fr/artiste/belkacem_boudjellouli
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Du mercredi 20 mai au samedi 30 mai 2009
Sylvia Bossu, Marcel Broodthaers, Belkacem Boudjellouli, General Idea, Douglas Gordon & Rikrit Tiravanija, Guillaume Le Moine, Nedko Solakov
Une sélection d'œuvres du Frac autour de la censure.
Exposition réalisée par les étudiants de licence en Arts plastiques de l'université Paul Valéry à Montpellier.
"Tout individu a droit à la liberté d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit."
Déclaration universelle des Droits de l'Homme du 10 décembre 1948
Impertinente et un brin provocatrice, l'exposition Article 19 met un pied dans la fourmilière, en posant corrélativement les questions de la liberté et de la censure artistique. Est-il révolu de parler de censure dans nos sociétés occidentales, supposées libres et ouvertes ?
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Du 28 mars au 9 mai 2009
Hubert Duprat noue et défait l'ordre strict entre nature et artifice, il joue sur les ambiguïtés et travaille en terme de contrastes et de liaisons, donnant la possibilité à l'imaginaire de saisir ses objets et de les déplacer de leur réalité vers la contemplation, voire le rêve. Pour cette nouvelle exposition, il installe dans la galerie du Frac cinq sculptures et réalise une oeuvre in situ, un mur criblé de plomb. Dans la pure tradition, il est question de tailler, de prélever, de soustraire, mais aussi de modeler, de façonner, la matière, plastique. Le travail sur les formes s'effectue essentiellement entre des surfaces à altérations organiques et des surfaces à altérations géométriques. Le tissage se fait sans ordre régulier si ce n'est un ordre conceptuel. Duprat explore et assemble toutes sortes de matériaux plus au moins précieux pour en capter la lumière et signifier d'une certaine manière les manifestations couplées et antagonistes du pur et de l'impur.
La première pièce vient barrer la perspective du lieu, il s'agit d'un énorme bloc de pâte à modeler, d'un blanc quasi-immaculé. Première présence qui captive le regard et le met d'emblée paradoxalement à distance de la réalité ordinaire. L'artiste laisse parler la matière et sa force. Par un jeu obscur et contradictoire, élasticité et mollesse se confrontent à la pression de la masse. La venue du sens résiste, un nouveau rapport se construit entre apparence et réalité, singulier et commun, visible et signification.
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Une demie seconde d'éternité - Diachromes et Poézies
Du 16 janvier au 7 mars 2009
On considère généralement que les arts visuels sont davantage ceux de l’espace que ceux du temps, dont la musique, les arts de la scène ou la littérature seraient mieux à même de traiter. Ce point de vue doit surtout à la traditionnelle catégorisation des beaux-arts (peinture, dessin, architecture) et des grands champs esthétiques (principalement l’opposition de la peinture et de la musique), mais il n’a plus la même validité depuis que ces classifications ont été remises en question par les artistes contemporains : l’hybridation constante des moyens employés pour traiter de notre rapport au monde, l’intégration dans les œuvres de signes et d’objets relevant de multiples domaines de l’activité humaine, la place privilégiée du langage et des concepts dans la mise en œuvre des processus artistiques (préférés aux simples objets figés et aux formes arrêtées) ont concouru à rendre possible la prise en compte du temps dans les arts plastiques, bien au-delà de ce qu’envisageait la vieille peinture d’histoire ou même le moderne futurisme. Surtout l’homme a pris acte au XXème siècle que toute réalité se situe dans un mélange d’espace et de temps, que l’espace-temps est constitutif de la situation relative de tout être et de toute chose puisque rien n’a d’existence en soi mais seulement en relation avec d’autres réalités définies par d’autres coordonnées spatio-temporelles. Tâcher de saisir comment certains espaces traduisent des passages dans le temps ou, au contraire, comment certaines histoires produisent des inscriptions ou des extensions de l’espace – qu’il soit physique, existentiel ou symbolique – est le projet de nombreux artistes actuels particulièrement attentifs à cette structuration complexe « du monde ». L’unité globale de ce dernier n’est-elle pas alors un simple effet de langage, une commodité qui efface la véritable diversité des espaces-temps qui composent le réel ? Toujours devrait-on dire « les mondes ».
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