Natacha Lesueur | Ne me touche pas | FRAC Languedoc-Roussillon | Une, Est, Les, Avec

A noter

Workshop avec Anne Lopez pour les ados

Vendredi 31 octobre 2014 de 10h à 12h30 et de 14h à 16h30

La rencontre qu’Anne Lopez vous propose est une invitation à capturer, le temps d’un atelier, ce corps de superhéros dansant, pour construire, ensemble, une performance chorégraphique de 10 minutes.
Cet atelier est ouvert à tous, aucun prérequis en danse n’est nécessaire, une tenue vestimentaire confortable est conseillée.
En savoir + sur Anne Lopez et la compagnie les gens du quai

Pour les adolescents de 12 à 17 ans - Tarif : 20 € les 5h - L’atelier aura lieu sous réserve d’un nombre minimum de participants.
Information / Inscription : 04 99 74 20 30 - Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
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Natacha Lesueur | Ne me touche pas

Du 2 mars au 5 mai 2012
Vernissage jeudi 1er mars 2012 à 18h30

Natacha Lesueur, Sans titre, 2011, photographie analogique, 54 x 42 cm. © Adagp, Paris, 2012 Rencontre avec l'artiste vendredi 2 mars 2012 à 10h au Frac

Depuis 2009, l’artiste a engagé une collaboration avec un même modèle, une femme d’une quarantaine d’années, qui s’est trouvée enceinte au moment du travail. Avec elle, Natacha Lesueur a entrepris de revisiter la figure de Carmen Miranda, une actrice d’origine brésilienne dont Hollywood fit, dans les années 1940, le "prototype" d’un exotisme caricatural, à la mesure des desseins expansionnistes américains qui passaient toujours par la normalisation (au sens de "mise en normes") de l’autre (en l’espèce, la femme sud-américaine, de couleur).

En superposant ses propres fantasmagories costumières et scéniques aux imageries qu’a léguées la carrière cinématographique de cette actrice et chanteuse, Lesueur a réalisé l’une de ses séries d’images les plus audacieuses : la Femme - jusque dans sa fonction de mère - semble devoir apparaître au travers de toute la fanfreluche grotesque et absurde que les fonctions sociales les plus diverses ne cessent d’inventer, l’affublant de leurs désirs et idées baroques... Bien entendu, l’artiste est complice du forfait, puisque l’art lui-même est l’une de ces fonctions. Ce qui n’est pas un motif pour l’accabler : avec un sens suprême de la dérision et une jubilation qui ne doit pas occulter la précision de ses dispositifs, Natacha Lesueur parvient à radicalement « déconstruire » ces parures dont le corps vivant est recouvert. Carmen Miranda est celle qui doit de nouveau être regardée, mais avec l’œil de l’art, c’est-à-dire comme une abstraction, une icône – ou plus exactement une série d’icônes - née au milieu même de l’exagération "pourrie"... Au final, il ne s’agit plus de Carmen Miranda, mais de l’étonnement que procurent ces images, riches de sentiments et d’interrogations sur leur "être féminin" qu’une artiste et son modèle ont su faire naître par leur rencontre, et dont le spectateur est à son tour libre de disposer.
L’enjeu du travail photographique de Natacha Lesueur se confond, depuis ses tous premiers opus, avec l’exploration des corps et de leurs surfaces. De la peau elle-même (cet habit de la nature, accompagné de ses parures pileuses…) jusqu’aux costumes les plus baroques, les pelures qui enveloppent l’être physique font l’objet d’une exploration métho-dique : l’artiste met en œuvre de multiples inter-ventions sur une grande diversité de modèles dont elle réalise dans le même temps des images* (cette double action peut en partie expliquer que l’artiste ne se prenne jamais elle-même pour sujet, probablement en raison de la complexité qui consiste à transformer un corps et, au même moment, à observer objectivement ce qui se passe…). Par le caractère même de son projet, Natacha Lesueur est engagée dans une confrontation avec tout ce que le corps convoque de fantasmes, de désirs, d’attirances et de répulsions, de fascinations et de peurs. Aussi, la subjectivité (la sienne d’abord, puis celle du « regardeur » qu’est le spectateur...) est-elle comprise dans sa plus large et profonde acception. Pour Lesueur, l’être humain est un corps, avec tout ce que cela convoque d’idées et de sentiments forts, contradictoires. Mais, par la technique photographique orientée dans le sens d’une esthétisation revendiquée, l’artiste conserve le souci d’une visibilité universelle, non transgressive. L’habillage des corps – dont l’art serait alors comme une extension - est aussi fait pour les rendre accessibles, pour que se maintienne toujours la possibilité de leur rencontre objective, dans une juste distance (c’est-à-dire une distance qui ne soit pas davantage "puritaine" que l’approche des corps ne se doit d’être "obscène").

Emmanuel Latreille

Une exposition réalisée avec le soutien de Panavision.

Informations pratiques

Frac Languedoc-Roussillon | 4 rue Rambaud - 34000 Montpellier | 04 99 74 20 35 | Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
Horaires d'ouverture | du mardi au samedi, de 14h à 18h | entrée libre
Communication | Christine Boisson : 04 99 74 20 34 | Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
Service des publics | Céline Mélissent et Gaëlle Dupré Saint-Cricq : 04 99 74 20 30 | Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
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